communautés

Porquerolles, La Nouvelle Atlantide

" Nous avons bien le Black Power, alors pourquoi pas le Nana Power ? Le communisme et le capitalisme ont échoué. Je pense que le temps est venu d'une nouvelle société matriarcale. ”
Le Grand Chambard à Porquerolles
L'ile de Porquerolles ayant la chance de ne posséder ni port militaire, ni industrie, ni ville, elle fut fort logiquement épargnée par les bombes et par les conflits terrestres ayant suivi le Grand Chambard.
Les résidents de l'île, comme tous îliens, avaient la chance de posséder un fort instinct communautaire et ils firent front uni face aux éventuels envahisseurs venu du continent, ce qui permis d'éviter toute destruction. De fait l'île possède encore des générateurs électriques à base de panneau solaires et d'éoliennes qui, associés à un nombre impressionnant de batteries récupérés dans les carcasses automobiles du continent, permette l'illusion d'une vie moderne avec entre autre la lumière électrique ou le rechargement d'appareils électroniques.
Malheureusement, dès que le danger venu du continent eu disparu, soit environ une année après le Grand Chambard, une scission dans le groupe dirigeant conduisit rapidement l'île à une guerre civile autant fratricide que sanglante. Constatant que l'homme est irrécupérable et qu'à peine sorti d'un désastre mondial, il recommençait immédiatement les mêmes erreurs en recherchant le pouvoir et l'affrontement, un groupe de femmes appartenant aux deux "camps" organisa un coup d'état, éliminant en une seule nuit les dirigeants des deux groupes pour instaurer un matriarcat qui existe toujours aujourd'hui.
Organisation Politique : Matriarcat
La structure politique de l'île rebaptisée 'Atlantis' est donc un strict matriarcat depuis plus d'un an (Nous sommes en l'An 2 après le GC). Les hommes de l'île n'ont plus aucun accès aux fonctions dirigeantes. Tout homme de plus de 16 ans doit choisir entre accepter les règles de fonctionnement de l'île ou quitter cette dernière. Ce choix n'est pas définitif, un homme pouvant à tout âge décider de quitter l'île. A l'inverse, certains hommes du continent sont volontaires pour abandonner certains de leurs droits en échange d'une vie relativement sécurisée sur l'île, ce qui permet un équilibre démographique relatif sans devoir user de la contrainte. Le principal facteur de régulation est le niveau de soumission demandé. Trop élevé il conduira les hommes à partir massivement ou à se révolter, trop faible, il ne permettra pas de conserver le fonctionnement matriarcal très longtemps.
Un groupe de neufs femmes appelé "les neufs sœurs" prend de manière collégiale les décisions impliquant la vie de la communauté. Ce groupe de neuf peut à tout moment décider à l'unanimité moins deux voies du changement d'une des sœurs par une nouvelle femme de l'île. Le groupe des 9 sœurs est principalement composé de celles qui ont mené la prise de pouvoir lors de la guerre civile qui a ravagé l'île il y a un an. Ce sont des femmes volontaires et pour le moment totalement dédiées à la bonne marche de la communauté.
Organisation sociale
Pour faire simple, vous pouvez imaginer les relations Hommes/Femme sur l'île semblables à celles entre Homme et Femme au 19ème siècle en inversant Hommes et Femmes bien entendu. Chaque femme dispose d'un logement (qu'elle peut partager avec une autre femme si elle le souhaite, les couples féminins étant parfaitement admis). Chaque homme de l'île doit accepter sans réserve le principe qu'il est d'un statut inférieur à celui d'une femme. Tout est fait au quotidien pour rappeler cette règle, sans humiliation inutile mais avec une certaine fermeté. L'homme, reconnu comme plus fort physiquement que la femme, est en charge des travaux (agriculture, réparation des maisons, entretiens du village...). Ce n'est pas un esclave, loin s'en faut, mais il doit bien se cantonner aux tâches physiques et en aucun cas faire preuve du moindre comportement viril en public (L'homme a interdiction formelle de draguer, de donner son avis sans qu'on le lui ait demandé ou bien encore de se battre avec un autre homme en dehors d'un ring).
Comme pour les femmes du 19ème siècle, on distinguera les époux et les domestiques. Une petite différence cependant : Au 19ème siècle et même si c'était mal vu, une femme pouvait rester seule alors que sur l'ile, chaque homme doit impérativement être sous la responsabilité d'une femme nommée sa Mère si il a moins de 16 ans, sa Compagne s'il s'agit d'un couple officiel ou sa Maîtresse si l'homme est officiellement un employé (Il n'y a que deux statut pour un homme adulte, Compagnon ou Domestique). Une femme peut posséder plusieurs Domestiques (En général appelés 'mâles') et l'échange ou le prêt de domestiques est courant entre femmes.
Chaque homme possède un certificat de soumission qui doit être validé tous les mois par sa Compagne/Maîtresse. En l'absence de cette validation mensuelle, l'homme passe en conseil publique pour clarifier la situation. A l'issue de ce conseil, soit sa maîtresse valide le certificat une fois le problème clarifié, soit une autre femme accepte de prendre le mâle sous sa responsabilité, soit l'homme est banni de l'île.
Les hommes ne sont pas prisonniers, ils peuvent librement quitter l'île avec une arme blanche et un peu de nourriture (Par contre il et a noter que tous les bateaux sont dirigés par des femmes capitaine et qu'aucun mâle non accompagné ne peut prendre un bateau). Dans la pratique, seuls les jeunes hommes ou les naufragés demandent à partir, pour les autres le départ fait généralement suite à un bannissement qui peut être temporaire ou définitif (Il n'y a pas de prison sur l'île mais un homme, ou une femme d'ailleurs, peut être condamné à une peine d'exil).
Le sujet de discorde : Le grand sujet de discution de ces Dames sur l'ile concerne les travestis. Il y avait deux travestis au départ, des hommes qui se travestissait déjà avant le Grand Chambard mais quand la matriarchie s'est imposée, plusieurs autres se sont déclarés comme souhaitant devenir des travestis. Ce droit a été convenu au départ comme un privilège obtenu après qu'un homme ait fait la preuve qu'il pouvait se comporter en femme honorable de manière crédible (L'idée étant de ne surtout pas ressembler à l'archétype de la pute qui tapine). Certains hommes ont alors obtenu de leur maîtresse le droit de s'habiller en femme, d'abord à l'intérieur de la maison puis, plus tard de sortir travesti. Mais quand le nombre de travestis a passé la barre des 10, il s'est posé la question de leur statut. Doit on les considérer comme homme, comme femme ou déterminer un niveau hiérarchique intermédiaire entre homme et femme. Certaines femmes considèrent que le travestissement est ridicule et y sont opposées, d'autres considèrent qu'un travesti digne de ce nom est comme une femme et un troisième courant prenant de l'ampleur propose que pour éviter le phénomène de mode ou de confort, on exige des travestis qu'ils se fassent opérer et retirer le sexe, une opération relativement simple et faisable dans la clinique de l'île qui possède pas mal de stock médicaux.
Scénario joué jeudi 11 octobre 2018 en soirée
Résumé : Un naufragé blessé qui ignore tout de la Nouvelle Atlantide va découvrir le temps d'un repas l'organisation de l'ile et il devra en fin de soirée décider de rester ou de repartir au petit matin...
Il est conduit en soirée pour rencontrer deux des neuf soeurs, ces femmes qui dirigent la communauté de la Nouvelle Atlantide. Une soubrette travestie ouvre la porte puis sert l'apéritif et attend, immobile, pendant que les deux femmes font connaissance avec le naufragé. L'ambiance est détendue mais il découvre peu à peu que le rôle des hommes sur l'ile est assez différent de la normale. Et la raclée que prend la bonniche pour une faute minime n'est pas fait pour le rassurer. Mais ça va mieux quand on lui explique que la soubrette est un cas à part et que les hommes de l'ile ne sont pas travestis de force et qu'ils ont simplement renoncé à la politique. Pour faire simple, la position des hommes sur l'ile est identique à celle des femmes dans la société du XIXème siècle et inversement. Après le repas, il accepte de se plier aux règles afin d'être autorisé s'établir sur l'ile...
Mais ces Dames lui répondent qu'il ne suffit pas de vouloir, encore faut-il démontrer qu'elles ont un interet à l'accepter comme résidant. Le test de soumission commence alors pour lui. Il doit montrer son obéissance en acceptant de servir le dessert torse nu et avec le plus d'élégance possible. Cette première étape est effectué correctement (Pour tout dire, l'homme fait même une excellente prestation de service). Il doit ensuite faire preuve de sa robustesse physique en effectuant plusieurs série d'excercices physiques (Pompes, Abdos, Flexions...) pour prouver qu'il a une bonne endurance pour les travaux. Ces Dames ne boudant pas le plaisir de l'oeil lui demanderont de faire ces excercises en caleçon et ont l'excellent surprise de découvrir que l'homme peut faire facilement les exercices proposés. Satisfaites de cette seconde étape, elles exigent une dernière garantie, voir le candidat intégralement nu histoire d'inspecter et de tater la marchandise...
Le naufragé acceptant de subir cet examen assez humiliant il reçoit en fin de soirée l'autorisation de s'installer sur l'ile, une des deux soeurs étant m^eme très heureuse de l'intégrer à son harem personnel.
Amazones
Dans la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de femmes guerrières que la tradition situe sur les rives de la mer Noire, d'autres historiens les plaçant plus précisément en Asie Mineure, et certains en Libye. Au-delà de l'aspect mythologique, des historiens suggèrent que les Amazones pourraient correspondre historiquement aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates.
L'Atlantide
Les Atlantes sont un peuple libyque qu'Hérodote (v. 484—425 av. J.-C.) plaçait dans la partie septentrionale de l'Afrique, dans les montagnes de l'Atlas (Enquête, IV, 184-185)1. Les Atlantes sont le dernier peuple qu'Hérodote puisse nommer en Afrique en allant vers l'Ouest. Diodore de Sicile a consacré plusieurs paragraphes de son Livre Trois (LIV-LV) à un peuple d'Atlantes qu'il situe à l'extrémité de l'Afrique et qu'il présente comme arrivé à un assez haut degré de puissance et de civilisation. Il place leur histoire aux temps légendaires de la mythologie ; les Atlantes sont vaincus par les Amazones qui s'installent sur l'ile mythique.
Le Matriarcat
Le « matriarcat », pendant symétrique du « patriarcat », désigne un type de société où les femmes détiennent les mêmes rôles institutionnels que les hommes dans les sociétés patriarcales. Il existe beaucoup de discution sur le sens du terme mais sachant qu'il est construit sur la composante -arcat (de archein, commander), c'est le seul sens acceptable. Il n'existe pas de société humaine reconnue par les historiens où le matriarcat, entendu dans ce sens, ait existé. Paradoxalement, l'existence d'un tel système social durant la préhistoire, période où le culte de la Déesse est universellement répandu, n'est plus guère mis en doute aujourd'hui, même si ethnologues, archéologues et anthropologues ne sont pas toujours d'accord sur sa définition. Ce qui pose davantage problème aujourd'hui est de savoir pourquoi et comment le patriarcat s'y est substitué pour s'imposer avec l'invention de l'agriculture, entre -5000 et -3000.